04.03.2008
mon enfant, mon tout petit...
1976 : entre les naissances de mes deux ainées, cette si jolie chanson !
un peu de douceur en ce jour qui, pour moi, ne l'est pas vraiement, doux : date anniversaire de la mort du père de ma troisème fille, manu, qui depuis trace sa route sur sa moto, la haut, quelque part.... Il m'a laissée Axelle, magnifique don de son amour. Jamais enfant ne fut plus désirée !
{Refrain:}
Reste au creux de moi, mon enfant, mon tout petit
Reste au creux de moi, le voyage n'est pas fini
Je sens que tu es la, enveloppe de nuit
J'ecoute sous mes doigts mon ventre qui frémis
Je ne sais pas encore ou cognera le fruit
Ni le cri de mon corps, en m'arrachant ta vie
Je suis ton horizon, ta bouche et ta chaleur
Ma plus belle chanson, c'est le pas de ton cœur
Et quand revient le soir, tu m'offres la douceur
De tes sursauts bavards, et je t'apprends par cœur
Tu glisses a travers moi jusqu'à l'oree du jour
Ou tu t'echapperas à force d'etre lourd
Tu es le prisonnier de mon toit de velours
Et je ne peux manquer ton rendez vous d'amour
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03.03.2008
Mars, mars, mars, qui rit ... ?
Mars
Mars Dieu de la guerre,
Dont le mois « prépare en secret le printemps »…
Mars douceur sans l’air,
Le jardin, tu y joues dans les arbres en tremblant
Mars, le soleil t’a déjà fait un cadeau,
Quelques rayons de son astre hésitant.
Mars, entre la guerre ou la beauté,
Un jour choisiras-tu franchement ?
Un poème inédit de Mahmoud Darwich
(tiré du Monde Diplomatique d’avril 2002)
État de siège (fragments)
Nos pertes: entre deux et huit martyrs chaque jour.
Et dix blessés.
Et vingt maisons.
Et cinquante oliviers…
S’y ajoute le poème, la pièce de théâtre et la toile inachevée.
Une femme a dit au nuage: couvre mon bien-aimé
Car mes vêtements sont trempés de son sang.
Si tu n’es pluie, mon amour
Sois arbre
Rassasié de fertilité, sois arbre
Si tu n’es pas arbre mon amour
Sois pierre
Saturée d’humidité, sois pierre
Si tu n’es pierre mon amour
Sois lune
Dans le songe de l’aimée, sois lune
[Ainsi parla une femme à son fils lors de son enterrement]
mars, tes vapeurs bien souvent viciées
me font douter de ta candeur,
j'aimerais qu'un jour, les saisons oubliées,
de la terre du fasses surgir le bonheur !
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28.02.2008
c'est quoi, la France ?
la France, le Monde, notre Mégavillage, Métapays,
comme nous pourrions y être heureux,
sans revenir aux antiennes passées,
quand les "jeunes" se disent sans avenir...
tout est à ré-inventer !
Ma france - Jean Ferrrat
De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France
Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France
Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France
Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France
Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France
Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France
Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France
Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France
JEAN FERRAT
Paroles et Musique: Jean Ferrat 1969 "
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19.01.2008
à écrire pour écrire...
A écrire pour écrire…
Noyé dans un voluptueux coma, aux confins du sommeil et de l’anéantissement des sens : mon chat !
Cela n’est qu’apparences : il réagit au moindre de mes gestes, étire une patte sous une caresse, ouvre un oeil à une autre, à un quelconque son que lui seul perçoit, pour, à chaque fois, replonger dans ce confortable « no-exist ». Où es-t-il, mon chat ? Etre ainsi tout ensemble abandonné et vigilent, à quoi pense-t-il , cet élégant ? au A travers les carreaux de l'une ou l'autr fenêtre, je l’aperçois souvent qui revient de ses longues absences : pas lents et gracieux, vaguement désinvoltes, du félin repus, ou bien grands bonds rapides et vigoureux, laissant derrière lui des aventures que je préfère ne pas imaginer.
Chat poète, chat prédateur, chat câlin, chat furieux (entendez-le chasser l’intrus de son territoire), chat joueur, chat endormi, il respire le paradoxe.
Ce paradoxe n’est-il pas nôtre aussi : tendresse et cruauté, abandon et ruse, élégance et furie : je pourrais l’appeler Proust ou Méphisto.
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28.12.2007
si c'est ça la justice, ô gué, ô gué !
dans quelle cour jouons nous ?
celles des princes qui nous gouvernent, où celle que la démocratie nous propose dès nos premiers cours d'instruction civique ?
entre Noel et Jour de l'an.... rengaine ...

qui pleure sur la justice ?
qui est Jean qui rit ? les dirigeants des deux pays concernés ?
qui est Jean qui pleure ? nous, pour nous mêmes et le peuple tchadien !
pauvre petite Marianne, dans quelle marécage t'oblige-t-on à marcher !
tu as l'air inquiète, tu as raison....
pourtant,
Dieu que tu étais jolie...
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18.12.2007
ROUGE
Rouge
Le rouge c’est le cœur,
C’est la force et la douceur
Le sang de la proie du chasseur
Celui des larmes de la peur
Répandu aux sombres heures
Le rouge c’est le cœur,
Dans la brume, petit bonheur
D’un oiseau gracieux
Qui se cachent des fâcheux !
Le rouge c’est la douceur
De quelques jolies fleurs
Ecoutant sur un guéridon
l’enfant qui chante sa chanson
Le rouge c’est une odeur
Qui se répand avec lenteur
Fait accourir les gourmands
Saliver même les plus grands
Le rouge, c’est double-jeu
La vie qui bat et puis la peur,
C’est la douceur et la frayeur
La naissance et le partir
La caresse et le martyr
Le poison et le désir,
c'est un morceau de nos chimères
le courage de nos pères
et le manège lancinant
de la perte de nos illusions d'enfants...
PS : quand donc arrive le Père Noêl ?
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22.11.2007
les murs
Adossé à l’automne
Le jardin s’étonne
D’être ainsi tout bleu
Comme en été les cieux
Adossées à la brume
Les maisons s‘enrhument
Et dans le soir tombant
S’endorment en frissonnant.
Dos au mur du silence
Maisons jardins et champs
S’éteignent au soir qui vient
Pour renaître demain
Dos aux murs de la ville
Et des cités fébriles
La campagne vit-elle ?
Ou bien fait-elle semblant ?
22-11-07
photos prises vers 16h30 ce jour.
17:35 Publié dans émotions | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
16.11.2007
doudou à moi
la régression n'étant pas formellement interdite aux grandes personnes, au hasard d'un "babar" qui a bercé mon enfance,
voyages d'enfance, ah, mère !
je suis une grande petite fille,
une vieille quille à la vanille,
qui pleure et qui mouche son nez,
je suis très ancien bébé.
et si on me donnait un doudou,
un doux, un sucré, un laiteux,
un que l'on coince dans son cou,
qui vous emmène dans le ciel bleu.
si je me trouvais un doudou
un joyeux qui me ferais rire
pour échanger des coucous !
je respirerais son odeur
comme les bébés d'aujourd'hui
une odeur sucrée de fleur.
ou bien un doudou couleur
qui distillerait sans fin
la quintessence du bonheur
mais dis moi donc ce que je vois,
un peu mité, triste, la bas ?
ne serait-ce pas .....
mais c'est mon doudou à moi,
de quand j'étais toute petite...
il a froid, n'est plus bien beau,
alors quand t'auras séché tes pleurs,
tu lui feras un beau manteau,
un cache-nez, un grand chapeau,
tu le mettras dans ton cou
et respireras un grand coup !
alors tout doucement
dans de jolis rêves tu partiras
ça c'est moi, vous n'y croyez pas ?
22:40 Publié dans émotions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.11.2007
VIVRE
Vivre des jours d'ivresse
en accueillant l'amour,
et des jours de détresse
d'où ont fui les toujours.
Vivre au soleil d'été
flamboyance et chaleur,
et cieux mélancoliques
à chavirer les coeurs !
Goûter éclats de rire
des amis des enfants,
Aimer silence et dire
Diable ! je suis vivant !
Vie comme une montagne :
ses sommets exhaltants
ses profondes vallées,
Vie comme l'océan :
ses eaux calmes masquant
ses tempêtes insensées !
Vivre, c'est tout cela,
c'est naître et puis mourir,
c'est pleurer et puis rire,
oui, vivre, cela coûte,
mais vivre, coûte que coûte !
B.G.
10-05-04
08:55 Publié dans émotions | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
29.10.2007
soirée
Soirée d’automne
L’âcre odeur d’un feu de jardin
Est arrivé par le chemin
A l’heure ou se taisent les oiseaux
A l’heure où se chuchotent les mots.
Le soleil bas sur l’horizon
Est le signe que nous guettions
La rivière se fait douce,
Les bruits meurent sur la mousse.
Le ciel orangé derrière les pins
Inonde les collines, au loin,
la ferme d’en haut va s’allumer,
les animaux sont abrités.
De la ville nulle nostalgie
Ici la vie est poésie,
Respirer l’air du chemin,
Penser aux fleurs, demain.
Celles qui sont venues un jour
S’enraciner pour toujours,
Celles que l’on découvre soudain,
Où que l’on plante de ses mains.
Pas de cris, mais des enfants qui rient
Dans le jardin mitoyen,
Pas de molosse pour nous faire peur,
Mais deux chats baroudeurs
Rentrant le soir à la maison,
Sentant le sous-bois et le foin,
Venant se reposer enfin,
Et s’endormir dans les coussins.
BG 20 septembre 07
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