30.08.2007
le mondial des animaux....
A l'occasion des Championnats du monde d' Athlétisme, je vous fait part de l'indignation des animaux vivant sur le terrritoire de mon jardin quant à l'absence totale de considération concernant leurs propres performances et qualités diverses : ils font valoir également qu'aucun d'eux n'est "chargé" d'aucun produit toxique quelqconque;
je voudrais réparer cette injustice, donc :
en compétition :
méphisto
médaille d'or de la sédimentation sur couettes
médaille d'or de l'innocence bafouée
médaille d'argent du saut d'obstacle
lili la limace
médaille d'or de la lenteur
médaille d'argent de la viscosité
médaille de bronze des mangeuses de salade
Ulysse
médaille d'or de l'acrobatie forestière
médaille d'argent du plus joli sourire
médaille de bronze de la zen-attitude
cri-cri
médaille d'or du camouflage
médaille d'argent catégorie :"voracité"
Reine
prix spécial du jury pour le costume
chat inconnu de passage
coeur d'or du plus mignon calin
fatigués par tous ces exploits, nos minous et leurs amis vont prendre un repos bien mérité !
ils vous remercient de vos compliments et appaludisements chaleureux !
ouf ! c'est pas bientôt fini ces simagrées !
t'as raison, gaston, pour vivre heureux vivons cachés !
17:55 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
29.08.2007
le sac de l'homme
Voyez le sac de l'homme au réveil laborieux,
Fatigué mais ravi, grisé par ce matin
Renaissant au ciel clair d'un printemps audacieux.
Voyez le sac de l'homme qui d'un pas résolu
Va chercher en l'été ses fruits, ses chaudes nuits,
Ce soleil si précieux, si longtemps attendu !
Voyez le sac de l'homme qui marche sous la pluie
Foulant un chemin lourd de feuilles et de boue.
Devant ce ciel d'automne pense au prochain abri.
Voyez le sac de l'homme qui pour l'hiver revient
Voir si la grande ville aura pensé à lui,
De nourriture et gite il va avoir besoin !
A ton age, mon petit, on trouve toujours
ou coucher.
dessin de Bernard Naudin ( www.assietteaubeurre.org/mouise/mouise_f2.htm)
Voyez le sac de l'homme traversant les saisons,
Clairs matins ou ciels lourds, sous soleil ou bien neige,
Qu'y-at-t-il dans ce sac que nous le rejetions ?
B.G.
10-2002

Voir ailleurs
Prendre la route
Pointillés oranges qui s'effritent
dans les quartiers vagabonds
rien à signaler
sauf ce jour en ruine
et ce bidonville
sous l'échangeur
pays bourgogne
ocre pâle
pays terre brûlée
bleu la nuit
la wagon ralentit
(anonyme)
Pissaro
00:30 Publié dans amitié | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : A ton age, mon petit, on trouve toujours
27.08.2007
Nevers, for ever ?
profitant de ce répit offert par le ciel, je suis allée visiter Nevers, avec ma frangine !
Nevers, à priori, ça ne me disait pas grand chose.... j'avais tort !
Nous avons été "accueillies" en musique dans une ville sympa, belle, vivante, qui m'a franchement étonnée : partout des églises, ds chapelles, des "monuments" de tous âges, hotels particuliers magnifiques, de tous ordres, la ballade est un enchantement ! j'oublie de mentionner fleurs et verdures !
une "ville d'enfant construite comme une capitale" (je cite de mémoire) a dit Marguerite Duras. Vrai !
A pied, on en fait le tour en suivant un ingénieux marquage au sol (la ligne bleue), initiative de l'office du tourisme, la promenade est cool, rien de ce qui est beau n'est loin d'un centre ville très chouette aussi, plein de placettes avec terrasses ombragées où l'on peut se reposer en buvant un pot, déjeuner, ou manger une glace !
bref, un régal cette journée !
n'oublions pas les faïenciers.... si on aime, et c'est beau, il faut être généreux du porte-feuille ! je me suis contentée d'admirer... les faïences sur fond bleu foncé ont eu ma préférence, mais attention, toutes les signatures ne se valent pas (finesse des peintures par ex). faire un tour avant d'acheter !
bon bref, Nevers, je n'ai pas trouvé la botte, mais j'ai pris mon pied ... (bon, je sais, facile et un peu trivial, pas pu résister, pardonnez moi !)
je prépare un petit album des photos de la journée : je le mettrais dans la journée.
une jolie ballade que je vous recommande ! (me voilà guide touristique mainenant...)
12:25 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
24.08.2007
"casse toi tu pues et...." (Renaud) et ... argenteuil !
on savait depuis longtemps que la pauvreté n'est pas soluble dans la richesse, on connaissait le "traitement économique", le "traitement social" de ladite sus-nommée, on a maintenant
le traitement chimique de la pauvreté extrème !
La municipalité d'Argenteuil innove : top ! un répulsif (comme le fait ma voisine pour empêcher mes matous de poser leurs déjections dans le bac à sable de ses enfants : légitime ici!) chimique pour chasser les SDF du centre ville! on est en plein progrès dans le traitement de la misère !
j'ai honte, honte !
il pleut dans mon coeur comme il pleut sur la ville ....
...
Souvent rien ne sert de descendre à la mine
Le noir est là déjà que tu pensais ailleurs,
Si tu creuses et tu ronges tout n’est plus que vermine
Qui te mange les yeux et te détruit le cœur.
...
BG - 05
20:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.08.2007
C' dans l'air
vacances pluvieuses, rentrée grincheuses (C' dans l'air du 22-07 sur la 5)
purpledoll.hautetfort.com/les_mots_des_autres/
Jamais content !
Tout a commencé par un beau ciel d’été
Venu trop tôt dit-on, ce n’est pas la saison.
Hommes jamais content cesse de maugréer,
Jouis de l’instant présent, ne sois pas si bougon !
Puis l’été est venu, enfin nous le croyions,
Car la pluie et le vent viennent de se liguer…
Annonçant un beau jour « la loi, nous décrétons » !
Les oiseaux stupéfaits répètent au jardinier
L’impensable nouvelle : nous serons sans été !
Il nous faut dès demain mûrir les potirons ;
Déjà dans les moulins les sacs à grains de blé
Comment à maudire les fruits du châtaignier.
A-t-on au mois d’août jamais vu des marrons
Disputer leur place aux fruits des grands vergers ?
Et voila que bientôt, sans faire plus de façon
Poussent des champignons, la joie des limaçons !
Il est plaisant de voire que dans nos grands pays,
Aux pleurs des jours sans pluie, viennent leur succéder
Lee pleurs des jours où nous devons sortir les bottes !
Cela n’est pas bien grave,bientôt nous partirons,
La planète en folie,
Vers quelques horizons…Martiens, on nous l’a dit !
bG
août 07
sol d'été : que nenni ! ce matin, dans le jardin !
bon soir de l'écureuil !
17:45 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
la face cachée du vent
la face cachée du vent ?
et celle que l'on voit ?
trop facile :
le vent qui souffle fait vibrer, chanter, hurler les arbres qu'il caresse ou malmène ,
cela se voit, cela s'entend,
le vent qui souffle traine avec lui de lourds nuages de pluie, je parle d'aujourd'hui, vous l'auez compris !
un peu de spleen ? cela se sent !
les arbres sont d'accord, ne font pas d'histoires, laissent passer ce vent, et même entretiennent avec lui une, comment dirais-je, une secrête collaboration, nous n'en dirons pas plus cet après midi !
Dans le ruban des vents qui frappent à mes fenêtres
J’entends de longs messages pour l’enfant qui va naître
Je tends un peu l’oreille pour percer le secret…
Ecoute…
Je suis le vent qui vient faire frissonner les feuilles
Pour qu’elles puissent chanter berceuses aux oisillons,
Je suis le vent qui passe au ras des flots d’argent
Entends le clapotis des vagues en l’océan,
Je suis le vent léger qu’aguiche le clocher
Pour répandre alentours son gracieux carillon,
Je viens pour écouter tes secrets à venir
Les porter à l’ami sans jamais te trahir,
Je serais le premier à être le témoin
Des mystères de tes joies ou bien de tes chagrins
Ecoute….
Tu peux compter sur moi, car si je sais rugir
Siffloter, chuchoter, orage ou bien zéphyr
Je sais sécher les larmes, ou faire gonfler les cœurs
Faire jaillir l’arc en ciel si tu en attends l’heure.
Ecoute…
Je suis le vent malin qui montre le chemin
Lorsque tu seras grande, ouvre moi tes volets,
Je suis le vent coquin embaumant tes cheveux
Des parfums que je vole dans les collines bleues,
Si tu écoutes bien tu entendras souvent
Dans mes longues complaintes de jolis mots charmants,
Tu sauras y répondre, tu sauras me confier
Ce que tout haut tes lèvres ne sauraient prononcer
Un pareil confident ne porte que bonheur
Si tu sais m’écouter, si tu m’ouvres ton cœur...
BG
05
14:55 Publié dans émotions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.08.2007
calins mouillés
Longue comme des fils sans fin, la longue pluie
Interminablement, à travers le jour gris,
Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris,
La longue pluie,
La pluie.
Emile Verhaeren
"La pluie" - recueil "Les villages illusoires"
le ciel tombe, au secours, jour et nuit, une averse, un coup de vent, re-averse, re-coup de vent, ciel gris, ciel qui tombe : est-ce l'automne déja là ?
ce cèpe dans le jardin date du début de ce mois.... ma pauv'dam, y'a pu d'saisons !
les chats mouillés rentrent, les benêts, trempés comme la soupe, et viennent se faire caliner !
Oh.... qui saura jamais le délice d'un calin de chat trempé ? la pauvre bête vient, innocente et tranquille, grimpe d'un coup de rein gracieux .... sur le tapis de souris, secoue aimablement une ou même deux pattes.... l'eau arrive sur le PC, son pelage brillant de pluie frémit en attendant le fameux calin : impossible de refuser ! ce serait malséant, inhumain, non-animal même, ce calin, il y a droit !
Je m'exécute, sans grand enthousiasme, le damned chat va alors se coucher sur... mon coussin préféré ! (vous savez, le coussin bleu de Rémo ?).
j'ai deux chats !donc deux cérémonies du calin mouillé ! voyons le protocole :
premier stade
chat attendant son calin
stade deux
chat heureux sur coussin bleu
et maintenant, en live (enfin presque)... mes deux nigauds adorés
Ulysse rentré de voyage...
un clou chasse l'autre : conflit de territoire !
"quoi ? qu'en est-il ? que me reproche-t-on ? "
"hypocrite confrère, je laverai mon honneur des ce soir, sur le pré !"
"je saurais me rappeller votre félonie!"
dites, les matous, et si vous attendiez qu'ils fassent beau !
vous en profiteriez pour faire d'aimables connaissances !
Il pleut. J’entends le bruit égal des eaux ;
le feuillage, humble et que nul vent ne berce ;
Se penche et brille en pleurant sous l’averse.
Le deuil de l’air afflige les oiseaux.
Sully Prudhomme
Poème "La pluie" - recueil "Stances et poèmes"
et moi, après tous mes efforts pour vous raconter cette histoire, (pourtant pas compliquée, enfin !)
je vais me réconforter

avec une tasse de café !
La pluie continue à mouiller le fleuve,
Le ciel pleut sans but, sans que rien l’émeuve.
Jules Laforgues
Poème "La pluie" - recueil "Des fleurs de bonnes volontés"
15:00 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.08.2007
le petit visiteur....
ce matin, en ouvrant mes fenêtres (ah !les fenêtres, là, c'était une za moi !), devinez ce que je vois ?
cette ombre rousse courant parmi les herbes et les feuilles, vous reconnaissez ? la photo n'est guère réussie, je m'en excuse, mais un écureuil, c'est du vif-argent, et moi et mon appareil pas bien réveillés !!
je suis bien émue que cette petite bête ait élue domicile en ce jardin : je l'avais déja entre-aperçue, mais là, elle est venue se promener un bon bout de temps, elle venait sans doute voire si sa réserve de noisettes était mûre sur le noisetier! pas encore, jeune imprudent (les chats ...), pas encore,
une dernière fois la petite queue rousse, un aboiement pas loin, et... disparue !
joie du matin vaut pour toute la journée, je voulais la partager très vite avec vous !
voici un site sympa sur les animaux
http://www.protectiondesoiseaux.be/coppermine/displayimage.php?pos=-221
dont voici une des photos
14:00 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20.08.2007
parle ....
... avec elle
j'avais mal entendu pour ce soir ! en fait c'est du film "parle avec elle" dont il s'agissait ! Film pas encore vu, ça tombait bien!
Almodovar tel qu'en lui même : pas de confusion possible quant au thème abordé, mais toujours surprise quant à l'angle d'attaque ! moi j'aime !
De film en film, l'amour des femmes, de toutes les femmes, tous les amours, heureux mais - surtout - souffrants, je me dis que cet homme n'a qu'une obsession : être une femme. ce qu'il décline jusqu'à plus soif!
On ne pourra pas reprocher à ce cinéaste d'avoir voulu faire le tour le plus exhaustif possible de ce "continent noir"... ce qui ne veut pas dire qu'il l'ait fait...
bonsoir à vous
béa
01:55 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2007
le chant du monde
le chant du monde
C'est le souffle léger de l'enfant endormi,
C'est sa mère qui chantonne assise près du lit,
C'est la forge qui ronfle dans le noir atlier,
Les cris de l'apprenti, la plainte de l'ouvrier.
C'est le chant des grillons et celui des cigales,
Et les mouettes criardes le long du littoral,
c'est le léger ressac des vagues à marée basse,
Le hurlement d'Eole lorsque tempête passe.
Le frémissement des feuilles sous le vent qui caresse,
L'eau joyeuse de la source et le fleuve qui paresse,
C'est le chant de l'oiseau à peine sorti du nid,
le craquement du bois, dans le feu, une nuit.
L'humble récitation ou le grand choeur antique,
Le rire ou le sanglot, un cri et son écho,
Voici le chant du monde, de la terre la musique,
dont l'homme, les éléments, nous offrent le tempo.
BG
DEC 02
après une énorme averse, puis le vent qui fait à la fois chanter et miroiter d'argent les bouleaux.... j'ai repensé à ce poème, un des tout premiers.
...
Rêver à de petites choses
Peut nous ouvrir de beaux destins,
Car si frileux jamais l'on ose
Cela vaudra pour tout chemin
...
BG-03
17:50 Publié dans vivre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


























