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28.11.2007
les femmes : une autre manière de tracer sa route !
ENIVREZ-VOUS
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge ; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, « Il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise . » - Baudelaire
(in Les petits poèmes en prose)
Titouan Lamazou, grand marin devant l’Eternel, nous livre, par expo, livre, émissions de télé, ses portraits de femmes.
Un petit rendez-vous de quelques minutes chaque jour sur la 5.
Un petit grand rendez-vous , à mon goût.
Un petit goût d’ivresse
Un pays, un mode de vie, une chemin sortant des sentiers battus, ou bien une vie simple de tous les jours, pas si simple d’ailleurs : et c’est une femme !
Jeunes ou moins jeunes, pauvres ou non, de la ville ou des campagnes, elles parlent, elles témoignent, d’elles, d’autrui, du monde.
Et elles renaissent, sous le fusain ou la sanguine d’un Titouan bien inspiré.
Ivresse ? je crois bien :
Il voyage Titouan, mais pas à la vitesse des grands vents : longues sont ses escales.
Il veut, Titouan, abolir les frontières, il se veut hors du Monde, pour en être davantage...
Ivresse… je crois bien !
J’aime ce voyage.
les femmes sont, a dit le poète, l’avenir de l’Homme.
Donc l’avenir du Monde.
Les beaux portaits de Titouan Lamazou me semblent procéder, au-delà de l’amour des femmes, de l’amour de la Vie, de l’amour du monde.
La beauté -
(Charles Baudelaire)
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ;
Car j'ai pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !
(les Fleurs du mal)
16:55 Publié dans découverte | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
26.11.2007
pigeon à la bière
inspirée peut-être par les ramiers passant dans le coin
j'ai eu une petite envie : déguster un de ces gracieux volatiles !
mais je n'ai pas eu le coeur de me servir sur la nature (interdit en plus, non ?), j'ai été chercher mes pigeons chez ... mon fournisseur de surgelés !
voici la recette (marmiton.com)
- faire dorer les pigeons dans une cocotte
- ajouter des oignons en rondelles, ou/et échalottes
- puis une 1/2 boite de tomates pelées et cuites (ou des fraîches si vous péférez)
- sel, poivre, thym, laurier, une petite cuillère de fond de volaille (facultatif)
- 1/2 petite bouteille de bière de votre choix
- laisser cuire feu doux
- surveiller la cuisson et rajouter de la bière si besoin.
à ce stade, voila ce que ça donne
sentez, sentez, c'est permis !
- lorsque les pigeons sont bien cuits, je les enlève, passe la sauce au tamis, ajoute un peu de crème fraîche, et voilà !
- je les mangerais avec des pâtes es-spéciales, agrémentées de quelques girolles (des vraies) !
les pâtes "aromatisées" aux champignons : un délice !
pour la photo du plat tout fini, il faut attendre un peu, ça cuit !
et voilà mon petit diner...
basse, mais pas vraiement injuste vengeance , vous ne trouvez pas ?
22.11.2007
les murs
Adossé à l’automne
Le jardin s’étonne
D’être ainsi tout bleu
Comme en été les cieux
Adossées à la brume
Les maisons s‘enrhument
Et dans le soir tombant
S’endorment en frissonnant.
Dos au mur du silence
Maisons jardins et champs
S’éteignent au soir qui vient
Pour renaître demain
Dos aux murs de la ville
Et des cités fébriles
La campagne vit-elle ?
Ou bien fait-elle semblant ?
22-11-07
photos prises vers 16h30 ce jour.
17:35 Publié dans émotions | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
21.11.2007
la boite ronde
Ronde et bosselée,
en fer, et décorée,
la jolie boite est là,
par ma Grand-Mère rangée.
Grand-Père l'a fabriquée,
en bas, dans l'atelier,
le fer a ciselé,
d'une image l'a ornée.
C'est une boite à sucre,
toute bête, pensez-vous,
mais c'est qu'elle est remplie
de cinq ans de ma vie.
Elle trônait sur la table
quand je goûtais, petite,
dans la simple cuisine
ouverte sur le jardin.
La fenêtre est ouverte,
je vois le cerisier,
la statue immobile,
moussue, derrière les buis.
La véranda d'été
où pendent les raisins,
c'est une petite vigne
incongrue en ce lieu.
Je vois la poule Sophie,
qui gratte le terrain,
elle ne sait pas, pauvrette,
quelle sera sa fin*.
Ce jardin merveilleux,
plein de fruits et d'odeurs,
dans ce coin de banlieue,
nous l'explorions, heureux !
cerises et mirabelles,
abricots et groseilles,
et puis un trapèze,
près de la petite cave.
groseille à maquereaux,
poires et pêches,
et puis une balançoire,
au milieu de l'allée.
une vielle cabane,
toujours fermée à clef,
et les voisins qui bêchent,
au chaud du potager !
Si j'ai gardé la boite
dans un coin de mon coeur
c'est que, lorsque je l'ouvre,
j'aperçois le bonheur !
Maison de mes grands parents maternels, banlieue parisienne
12-12-02
13:10 Publié dans enfances... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.11.2007
lutter
la grêve : bien sur, c'est "gènant"....
mais une bonne partie de notre système social est le fruit des grèves de nos parents, grands et arrières-grands parents;
et les grêves d'autrefois, ça n'était pas une partie de plaisir ! les grêvistes risquaient beaucoup : leur travail, leurs salaires, la prison antérieurement;
si nous avons le droit de même nous constituer en Asssociation, la liberté de penser, de nous exprimer, c'est bien grâce à cette lignée d'affamés de justice et de liberté ! de pain, aussi, de logements, n'oublions pas !
la grêve n'a jamais été l'apanage des fonctionnaires et "associés" : le monde ouvrier a été un grand initiateur;
rien n'empêche le "privé" de faire grêve, et pas seulement par procuration;
en france, il s'agit en général d'un engagement fort, contrairement à certains syndicalismes du nord de l'Europe , dont on dit qu'il s'agit d'un syndicalisme de service : plus simple alors de s'affilier ! et de suivre les consignes;
j'ai entendu un cheminot allemand d'IG Metal ou apparenté, , il a fait le bilan des différents statuts cheminots français et allemand et regretté le choix allemand.
je n'ai rien contre ce choix : c'est un choix de société, quelque part, et, jusqu'ici, nous ne l''avons pas fait, en France.
Il faut donc vouloir "mouiller sa chemise", prendre des risques.... mais sans risques, que devenons nous ? c'est la vie même !
bon, je m'égare dans mes discours !
mais en ce moment c'est le florilège des bonnes annonces : chic, Mme Dati renonce (jusqu'à qund ?)au "ticket modérateur" sur l'aide juridictionnelle... bien.
Les personnes non assujetties à l'impôt sur le revenu vont maintenant payer la taxe TV.. l
Le 1er SDF mort de la mauvaise saison....
et m... !
22:25 Publié dans vivre | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
la cantine....
juste une petite note; on the live, in live, en direct de St Nizier....
la brume a envahi ce matin le paysage, un soleil souffreteux réussit à éclaircir peu à peu la campagne, mais bbrrrrrrrr quel froid ! 1° à midi !
ce qui n'empêche pas mes deux "garçons" de faire preuce d' un bel appétit
la cohabitation au restaurant est rare....
petite mésange curieuse : de quoi j'me mêle ? (mésange charbonnière)
le rouge gorge est bien moins "culotté"
il est temps de remplir les mangeoires....
cet après midi, le ciel est bien dégagé, les chats dorment sur coussins et couettes diveres, au chaud "de chez au chaud", et revoilou les oiseaux
palombes sur le transformateur qui dessert la maison (coquet !!!)
vif et farouche, moineau friquet je crois, malgré un dessus de tête un peu trop foncée... à vérifier :
la journée file ... fini le ciel bleu, nous courons vers la nuit : dans trois quart d'heure, elle aura envahi le jardin et englouti la maison.
le dîner cuit doucement, la tarte aux pommes embaume la pièce, je suis parée pour la soirée : un bon livre : Karl Marx ou l'esprit du monde, de J. Attali : excellent!, un autre sur les oiseaux : le moineau friquet, tss, faut voire !
les oiseaux font leurs derniers petits tours dans les arbres et sur le rebord des fenêtres : les chats impuissants (préfèrent rester au chaud) claquent des dents douloureusement en les guettant.
et bien dites moi, il ne se passe pas grand chose le dimanche à St Nizier .... ? vous croyez !
bonsoir !
12:50 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
17.11.2007
le jardin , 17 novembre
froid soleil de novembre
tu ne nous fais pas grâce,
et si, beau, tu te fais ambre,
nous grelottons devant ta face !
le jardin flottant dans la brume des feux
n'est pourtant pas dépourvu de parures,
et la rose dernière vient s'offrir à mes yeux
glacial joyau de la nature
la maison tremble dans l' ombre et la lumière,
petite et tapie au fond du jardin creux,
derrière les grands arbres, noirs et amers,
elle me dit de venir se chauffer à son feu.
là où par beau temps je buvais un café,
me laissant bercer par la douceur des lieux,
grelottante j'admire néanmoins la beauté
des rousses et pâles feuilles sur le sol jonchées.
jardin comme je t'aime par toutes les saisons,
celles qui brillent, celles où il n'est nul paraître,
celles dont les fleurs est l'unique oraison
celles où le gel fait fleurir les fenêtres.
les grands sapins sont là, guettant patiemment
le jour où la neige pèsera sur leurs branches,
où les mains des enfants, petits lutins charmants,
rougiront construisant le blanc bonhomme sans manches !
BG le 17/11/07
j'ai pris toutes ces photos vers 16h tout à l'heure; maintenant la nuit est arrivée, seuls sont visibles, ça et là, les fenêtres allumées des maisons alentours;
sur la colline qui fait face, une ferme se découpe, noire sur le ciel bleu nuit, avec deux ou trois fenêtres allumées;
c'est féérique;
voilà ! je ferme mes voets, je monte le chauffage, je pense au dîner, et je vous dis bonsoir !
17:05 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
16.11.2007
doudou à moi
la régression n'étant pas formellement interdite aux grandes personnes, au hasard d'un "babar" qui a bercé mon enfance,
voyages d'enfance, ah, mère !
je suis une grande petite fille,
une vieille quille à la vanille,
qui pleure et qui mouche son nez,
je suis très ancien bébé.
et si on me donnait un doudou,
un doux, un sucré, un laiteux,
un que l'on coince dans son cou,
qui vous emmène dans le ciel bleu.
si je me trouvais un doudou
un joyeux qui me ferais rire
pour échanger des coucous !
je respirerais son odeur
comme les bébés d'aujourd'hui
une odeur sucrée de fleur.
ou bien un doudou couleur
qui distillerait sans fin
la quintessence du bonheur
mais dis moi donc ce que je vois,
un peu mité, triste, la bas ?
ne serait-ce pas .....
mais c'est mon doudou à moi,
de quand j'étais toute petite...
il a froid, n'est plus bien beau,
alors quand t'auras séché tes pleurs,
tu lui feras un beau manteau,
un cache-nez, un grand chapeau,
tu le mettras dans ton cou
et respireras un grand coup !
alors tout doucement
dans de jolis rêves tu partiras
ça c'est moi, vous n'y croyez pas ?
22:40 Publié dans émotions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.11.2007
le lait de la tendresse humaine
comme je suis en panne aujourd'hui,
et que le soleil brille et que le temps est doux,
je ressort cette note que j'aime beaucoup !
vous me le pardonnerez, j'espère ....
dans mon environnement immédiat,
se trouvé un pré,
un pâturage plutôt....
qui dit pâture dit animal qui broute !
je vais vous faire découvrir ce soir mes aimables et nobles voisines (parfois aimables et nobles voisins).
Ils ne se déplacent jamais sans leur propre bétail : les mouches ! mais ceci est une autre histoire....
LA VACHE
Si la Terre était une vache
Ce serait particulier
Les continents seraient ses taches
Elle brouterait la voie lactée
Tous les enfants vivant dessus
Auraient du lait à volonté
Ce serait la plus dodue
Des planètes répertoriées
La science serait tentée
De répondre à cette question
Quelle est donc l'utilité
De cette queue à l'horizon?
Pas besoin d'être ingénieur
Pour trouver la solution
C'est un grand ventilateur
Pour enlever la pollution !
Flem
Auteur, graphiste et illustrateur québécois.
merci à toutes ces mères ,
à des pères aussi,
qui vont dans la voie lactée
chercher le lait qui fait rêver...
Le jour, la lune dort...
(Anne Herbault)
Mais que fait la lune la nuit?
Tout en douceur,
elle travaille à beaucoup de choses:
dessiner des étoiles pour la Voie lactée,
enlever la brume des prés,
chasser le bruit des villes et des hameaux,
fermer volets et rideaux, semer les rêves,
enfermer les cauchemars... et d'autres surprises encore.

et voila comment l'on passe
des vaches à la voie lactée,
de la voie lactée à la lune,
et jamais l'on ne se lasse
mais il faut la note achever....
ah ! la vache !
15:45 Publié dans vivre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11.11.2007
de bien drôles de routes !
En ce moment, grande course au large. je n'ai pas capté le nom, je trouve qu'elles se ressemblent toutes : même bateaux-bêtes de guerre rutilant de tous leurs éauipements, même sponsors charcutiers ou autres marchands de soupe !
certes, ils (les marins) sont beaux, belles, bronzée(e)s, musclé(e)s, souriant(e)s, ils ont l'air heureux (ses), je ne leur disputerais pas ce bonheur !
Victoires sur leurs immenses machines, décorations et sacrements en tous genres.
Bien ! ils ont dans notre société du "toujours plus" leur place toute trouvée de Champions; chaque époque ses arènes. du pain et des jeux, et surtout davantage de jeux quand il y a moins de pain !
mais.... où est donc passée la mer, dans ses discours - dis ou non-dits- panégériques, dans les comptes rendus des médias, .... certes, on ne demande pas aux coureurs de F1 d'aimer le bitume, alors, pourquoi en exiger plus des coureurs des mers !
mais les escaladeurs de rochers disent tous leur amour de la montagne, les derniers "aventuriers" leur amour du monde; et pas besoin pour cela d'avoir des "équipements" qui datent du moyen-âge, au contraire !
mais la mer, dîtes, la mer !
en ce moment, je lis, relis plutôt, "la longue route", de Moitessier, sur son Joshua, appelé ainsi en hommage à un autre coureur des mers, Slocum.
le "joshua" avec moitessier à son bord
Voila comment il en parlait, Bernard, de la mer
"un coup de vent de fin du monde, sous des grains qui soufflaient parfois en ouragan, une mer surnaturelle, monstrueuse de beauté, éclatante de vie, une mer que l’on ne peut décrire, des rouleaux de cent cinquante à deux cents mètres de long, déferlant sur plusieurs centaines de mètres sans lâcher la crête qui les portaient. Six jours et six nuits à négocier chaque lame l’une après l’autre, ivres de fatigue et d’émerveillement... l’une après l’autre... et comme ça un million de fois avec de l’eau partout... de l’eau à l’infini... de l’eau jusqu’à la coupole du poste de pilotage parfois... cette eau qui grondait et chantait d’une même voix pendant six jours et six nuits qui nous soudèrent à Josuha.“
bon, il fumait la moquette, cet homme, mais pas au point d'aliéner ses capacités : un tour et demi du monde, seul, sans escales, et sans assistance, communiquant avec les cargos de passage par billet caché dans un tube de photos noir (tout le monde a connu, avant le numérique), envoyé par lance-pierre fabrication maison sur le pont des dits cargos !
dessin de Lorena Bettocchi
" A la fois cancres et voyous, nous rêvons de mer et de forêt, nous rêvons de liberté, englués, mes frères et moi dans une sorte de torpeur entrecoupée de crises où le désespoir et la révolte se tiennent par la main. Alors le lance pierre sort de la poche et tire sur n'importe quoi pour effacer cette ville que nous refusons de laisser entrer dans nos cœurs. " ( Bernard Moitessier : Tamata et l'Alliance )
alors, un jour,
"Engagé dans la première course autour du monde en solitaire et sans escale, alors qu'il est en tête de la course et qu'à terre, tout le monde se prépare à fêter le vainqueur de cette course difficile, il décide de... passer son chemin et de continuer sa route. À l'aide d'un lance-pierre, il fait passer à un autre bateau un message énigmatique : « Je continue sans escale [...] parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme. »
Jean-Michel Barrault
dans tous ses bouquins, je les ai lus, l'amour de la mer est présent, omniprésent !
ses "exploits", ses prouesses, il y en eu beaucoup, il en parle peu, ce n'est le but de ses chasses en mer; ces courses nous parle d'un homme, sa relation au monde;
les premiers aussi d'ailleurs, mais comme je les plains ! ils me font penser aux "galériens volontaires" de G. Swec, la quête de moitessier me semblant relever d'une autre démarche !
L'Homme et la Mer
Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets:
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables!
Charles Baudelaire
13:35 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note














































