11.01.2008
la maison de Colette
la maison de Colette, à St Sauveur en Puisaye, dans l'Yonne, est actuellement à vendre.
Une pétition circule afin que cette maison "entre dans le domane public" comme disent les journaleux :)
Je l'ai signée et vous invite à le faire.
j'ai pu, grâce (involontairement) à l'ouverture du portail lors de l'absence des habitants, entrer dans le jardin, pensant qu'il se visitait.
j'aimerais pouvoir parcourir cette maison, avec en tête les dialogues de l'écrivain futur et de Sido, entendre les pas furtifs des chats....
Un pays que j'ai quitté
J'appartiens à un pays que j'ai quitté. Tu ne peux empêcher
Qu'à cette heure, si épanouie au soleil, toute une chevelure
embaumée des forêts; rien ne peut empêcher, qu'à cette heure,
l'herbe profonde y noie le pied des arbres d'un vert délicieux
et apaisant, dont mon âme a soif.
Viens, toi qui l'ignore, viens que je te dise tout bas le
parfum des bois de mon pays, égale la fraise et la rose.
Tu jugerais que l'automne pénètre et meurtrit le feuillage
tombé, qu'une pomme trop mûre vient de choire, et tu le
cherches, et tu le flaires, ici, là-bas, tout près.
Et si tu passais en juin, entre les prairies fauchées, à l'heure
où la lune ruisselle sur les meules rondes, tu sentirais à leur
parfum s'ouvrir ton coeur, tu fermerais les yeux et tu laisserais
tomber la tête lourde d'un muet soupir.
Et si tu arrivais un jour d'été dans mon pays au fond d'un
jardin que je connais, un jardin noir de verdure et sans fleur
si tu regardais bleuir au lointain la montagne ronde où les
cailloux, les papillons et les chardons se teignent du même azur
mauve et poussiereux, tu m'oublierais et tu t'assoierais pour
n'en plus bouger au terme de la vie.
Pour la femme, comme pour le chat, le mensonge est la première parure d'une amoureuse.... A fréquenter le chat, on ne risque que de s'enrichir. Serait-ce par calcul que depuis un demi-siècle, je recherche sa compagnie ? Je n'eus jamais à le chercher loin : il naît sous mes pas. Chat perdu, chat de ferme traqueur et traqué, maigri d'insomnie, chat de librairie embaumé d'encre, chats des crémeries et des boucheries, bien nourris, mais transis, les plantes sur le carrelage; chats poussifs de la petite bourgeoisie, enflés de mou; heureux chats despotes qui régnez...sur moi

"Colette et ses chats" de Françoise Bazin
en gras : extraits de Colette.
Pour la pétition, embarras du choix sur google.
http://www.m-e-l.fr/expression-libre-petitions-detail.php?id=5
Bonsoir
19:20 Publié dans découverte | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
10.12.2007
un(e) fameux(se) clown(e)
Emma la clown
j'ai vu Emma en scène pour la première fois au festival de théatre de rue de Thonon les bains, il y a 4 ans.
Tout de suite, j'ai été séduite par le personnage et son propos.
Je l'ai revu à Paris il y a deux ans dans une petite salle dont le nom m'échappe, et de nouveau, j'ai aimé.
Son spectacle, qui fait largement appel à la psychanalyse, joue sur nos souffrances, nos doutes, nos fragilités ; faire rire de tout cela n'est pas simple ...
"De tous les clowns que j'ai eu le plaisir de voir depuis dix ans en France, Emma la Clown est sans aucun doute le plus vrai. Le clown né. Le véritable clown dans son être sur la scène. C'est drôle, c'est véritablement impressionnant."
Howard Buten
Cette artiste revient cette année au théatre du rond point, du site duquel j'ai tiré ce texte :
(http://www.chanson-net.com/emma/)
de Meriem Menant par Emma la clown
La tendresse, la mauvaise foi, la colère, la folie, la joie de vivre, la mélancolie, Emma a toutes les passions. Elle est un miroir de l'humanité.
Les clowns ont-ils un inconscient? La question mérite d'être posée. Bien, mais qui saura y répondre? Freud aurait-il écrit quelque chose sur le sujet ? Existe-t-il une Psychanalyse du clown en librairie ? Peut-être faudrait-il aller à la source, enquêter auprès d'un échantillon représentatif de clowns triés sur le volet? Oui, sauf que les clowns ne savent pas forcément s'ils ont ou non un inconscient puisque, par définition, celui-ci se dérobe, se cache. Heureusement, Emma la clown est passée par là. Enfin, disons plutôt que ça lui est tombé dessus cette histoire, sous la forme d'un divan. N'allez pas croire qu'elle se soit pris un divan en pleine poire. Encore que, il ya de ça. Toujours est-il qu' Emma la clown a des états d'âme. C'est son droit. De là à en conclure qu'elle a un inconscient serait exagéré. Il faudrait interroger là-dessus Meriem Menan qui connaît de près Emma la clown, notamment pour l'avoir mise au monde. Mais on ne connaît pas toujours bien ses propres enfants. Bref, c'est une histoire bigrement compliquée, cette affaire de l'inconscient des clowns. Alors les clowns, ils en ont un, oui ou non, d'inconscient? Eh bien pour commencer, il faudrait demander à Emma.
Une fois le spectacle terminé, Emma redevient Meriem, débarrassée de son nez rouge et débarbouillée, une femme chaleureuse et drôle qui discute un moment avec son public.
mais, attention :
bonsoir !
16:00 Publié dans découverte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.11.2007
les femmes : une autre manière de tracer sa route !
ENIVREZ-VOUS
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge ; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, « Il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise . » - Baudelaire
(in Les petits poèmes en prose)
Titouan Lamazou, grand marin devant l’Eternel, nous livre, par expo, livre, émissions de télé, ses portraits de femmes.
Un petit rendez-vous de quelques minutes chaque jour sur la 5.
Un petit grand rendez-vous , à mon goût.
Un petit goût d’ivresse
Un pays, un mode de vie, une chemin sortant des sentiers battus, ou bien une vie simple de tous les jours, pas si simple d’ailleurs : et c’est une femme !
Jeunes ou moins jeunes, pauvres ou non, de la ville ou des campagnes, elles parlent, elles témoignent, d’elles, d’autrui, du monde.
Et elles renaissent, sous le fusain ou la sanguine d’un Titouan bien inspiré.
Ivresse ? je crois bien :
Il voyage Titouan, mais pas à la vitesse des grands vents : longues sont ses escales.
Il veut, Titouan, abolir les frontières, il se veut hors du Monde, pour en être davantage...
Ivresse… je crois bien !
J’aime ce voyage.
les femmes sont, a dit le poète, l’avenir de l’Homme.
Donc l’avenir du Monde.
Les beaux portaits de Titouan Lamazou me semblent procéder, au-delà de l’amour des femmes, de l’amour de la Vie, de l’amour du monde.
La beauté -
(Charles Baudelaire)
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ;
Car j'ai pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !
(les Fleurs du mal)
16:55 Publié dans découverte | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
13.10.2007
COURBET, peintre de la campagne, entre autres,
A l'occasion de l'exposition parisienne sur Courbet, j'ai pris plaisir à rechercher les tableaux pour lesquels il s'est inspiré de la nature ! le doubs n'est pas bien loin de la Bourgogne, Courbet est presqu'un "pays".
D'autre part, je n'entre pas dans le concert d'admiration extasiée de ses nus et plus que nus : j'ai vu plus beau dans ce domaine...
donc !
Gustave Courbet l'avait écrit : "Pour peindre un pays, il faut le connaître. Moi je connais mon pays, je le peins. Les sous-bois, c'est chez nous. Cette rivière, c'est la Loue. Allez-y voir, et vous verrez mon tableau. " Aujourd'hui, le peintre repose dans la charmante vallée qui le vit naître, le 10 juin 1819, à une vingtaine de kilomètres de Besançon (Doubs).
les cribleuses de blé
les casseurs de cailloux
Courbet peint ausi la nature : les animaux, les paysages, les hommes et femmes au travail, les fruits des saisons qui ponctuent la vie paysanne, les fleurs.
jeune daim

ses enfants
c'est bien la première fois que je distingue les coings des pommes et des poires... mon doux jésus, mon doux jésus !
"....
Ça suit son cours la rivière dansant sous la mélodie des feuilles
La feuille qui tombe de l'arbre, naviguant sur la rivière
Des rochers la contrarient mais c'est ce qui fait la mélodie
La mélancolie de la cascade fait pleurer les feuilles ..."poème d'enfant
une gravure de sa fille juliette, endormie, vraiement très jolie
Le grand voyage
Nous partions la nuit,
Au galop sur nos chevaux,
La lune nous éclairant,
Nous étions contents.
Ni le vent
Ni la pluie nous arrêtaient.
Nous continuions notre chemin
Jusqu'à la voie lactée.
Carla D , fontvieille, 10 ans
voilà ma petite expo à moi !
j'irais peut-être faire un tour tout de même sur Paris à l'expo XXL, on verra !
18:15 Publié dans découverte | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note







































