15.02.2008
Les petits loups grands loups : grand mère (suite)
Les petits loups grands loups : aventures d'une grand mère !
Sa seigneurie le loup
En voie de toutes les couleurs
Brebis chevreaux et chaperons
Il a mille fois dévoré
Petit pierre l’a capturé,
La poule rousse en rit encore !
Quand à Mr Seguin il ne saura jamais
Le tort qu’il a pu faire
Tout comme les trois petits cochons
A un animal somme toute plutôt sympa !
Mes petits loups n’échappant pas à la règle,
Encore et encore j’ai raconté ces contes
Où se règlent d’effrayants comptes.
Comme on ne va pas récrire Bettelheim
Ni supprimer Dolto,
Je m’exécute.
Peut-être ces petites têtes ont besoin de ces sanglants exutoires !
Pauvre loup cependant, et pour me dédouaner,
J’ai fabriqué un beau diaporama célébrant les mérites
De celui qui aura bientôt déserté nos sous-bois !
Ainsi ira la vie… tant que le loup de me mange pas !
« loup affamé cherche grand-mère à chair persillée »
Depuis, je me planque ! Comme de maigrir il n’est nullement question,
Vite, vite, appelons les trois petits cochons !
11:50 Publié dans enfances... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.11.2007
la boite ronde
Ronde et bosselée,
en fer, et décorée,
la jolie boite est là,
par ma Grand-Mère rangée.
Grand-Père l'a fabriquée,
en bas, dans l'atelier,
le fer a ciselé,
d'une image l'a ornée.
C'est une boite à sucre,
toute bête, pensez-vous,
mais c'est qu'elle est remplie
de cinq ans de ma vie.
Elle trônait sur la table
quand je goûtais, petite,
dans la simple cuisine
ouverte sur le jardin.
La fenêtre est ouverte,
je vois le cerisier,
la statue immobile,
moussue, derrière les buis.
La véranda d'été
où pendent les raisins,
c'est une petite vigne
incongrue en ce lieu.
Je vois la poule Sophie,
qui gratte le terrain,
elle ne sait pas, pauvrette,
quelle sera sa fin*.
Ce jardin merveilleux,
plein de fruits et d'odeurs,
dans ce coin de banlieue,
nous l'explorions, heureux !
cerises et mirabelles,
abricots et groseilles,
et puis un trapèze,
près de la petite cave.
groseille à maquereaux,
poires et pêches,
et puis une balançoire,
au milieu de l'allée.
une vielle cabane,
toujours fermée à clef,
et les voisins qui bêchent,
au chaud du potager !
Si j'ai gardé la boite
dans un coin de mon coeur
c'est que, lorsque je l'ouvre,
j'aperçois le bonheur !
Maison de mes grands parents maternels, banlieue parisienne
12-12-02
13:10 Publié dans enfances... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21.09.2007
Je suis un enfant du monde
Je suis un enfant du monde
j'aime la vie et les choses rondes
un ballon, un melon
je suis un enfant du monde
chaque matin à l'école
des amis, des bricoles
des problèmes j'en raffole
je suis un enfant du monde
tous les soirs père et mère
un dîner, une histoire
puis dormir et des rires
je suis un enfant du monde
faites de beaux rêves
mes enfants du rêve.
Hakim , de Bejaia, 12 ans
Pour mes petites filles
23:20 Publié dans enfances... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
20.09.2007
la blanche école (Guy Cadou)
La blanche école où je vivrai
"La blanche école où je vivrai
N'aura pas de roses rouges

Mais seulement devant le seuil
Un bouquet d'enfants qui bougent
On entendra sous les fenêtres
Le chant du coq et du roulier;
Un oiseau naîtra de la plume
Tremblante au bord de l'encrier
Tout sera joie! Les têtes blondes
S'allumeront dans le soleil,
Et les enfants feront des rondes
Pour tenter les gamins du ciel."
René Guy Cadou
19:20 Publié dans enfances... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
l'écolier - queneau
l'écolier

"J’écrirai le jeudi j'écrirai le dimanche
quand je n'irai pas à l'école
j'écrirai des nouvelles j'écrirai des romans
et même des paraboles
je parlerai de mon village je parlerai de mes parents
de mes aïeux de mes aïeules
je décrirai les prés je décrirai les champs
les broutilles et les bestioles
puis je voyagerai j'irai jusqu'en Iran
au Tibet ou bien au Népal
et ce qui est beaucoup plus intéressant
du côté de Sirius ou d'Algol
où tout me paraîtra tellement étonnant
que revenu dans mon école
je mettrai l'orthographe mélancoliquement"
Raymond Queneau
commentaire de bernard du 19.09.2007
"mélancolie"Cranach l’Ancien 1532 Huile sur bois, 76,5 x 56 cm Musée d’Unterlinden, Colmar © O. Zimmermann
Merci Bernard de m'avoir permis de rebondir ....
01:25 Publié dans enfances... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note






















