19.12.2007
aube
les chats dorment encore, dans leurs fauteuils favoris,
dehors, il fait - 5°
curieusement, si le sol est gelé et blanc, les arbres ne le sont pas. pas de joli branches givrées à vous montrer.
le ciel est blanc et bas, on dirait une promesse de neige...
le premier être vivant à pointer le bout de son bec est le rouge-gorge : il s'approche prudemment, tout d'abord dans le massif
puis vient "déjeuner" sur la bordure de fenêtre
après un atterrissage prudent
et circonspect, il se décide à picorer son repas
je jardin est toujours engourdi....
Demain, dès l'aube - Victor Hugo
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
09:35 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.10.2007
"auprès de mon arbre... appel de Jacques - ajouts
Je vivais heureux,
j'aurais jamais du
le quitter des yeux..."
un bouleau, au fond dans l'angle du jardin, toutes les saisons je l'aime. Comme le gardien du jardin, le protecteur des autres arbres, terrain de jeux pour les chats , mille couleurs dans son feuillage. En ce moment, chaque coup de vent emporte avec lui une pluie d'or pour la déposer sur la pelouse.
en hommage à...
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux
ajouts de photos de "mon arbre" : ce matin 29 octobre
dans le brouillard
Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton;
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison.
Plus de fleurs au jardin,
Plus d'arbres dans l'allée,
La serre du voisin
Semble s'être envolée.
Et je ne sais vraiment
Où peut s'être posé;
Le moineau que j'entends
Si tristement siffler.
mais le soleil se lèvera bientôt
17:00 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
14.09.2007
Arroux, la découverte
en surfant sur la toile à la recherche de belles poésies, je "tombe" sur un auteur qui m'intrigue : je connaissais déja Stevenson parcourant les Cévennes avec l'anesse Modestine, mon auteur, lui, à descendu l'Arroux, la rivière qui coule à 500 m de la maison, en canoé, et en a tiré la substance d'un livre que je vais bien sur chercher;
bienheureuse rivière, l'Arroux, où l'on peut encore pêcher toutes sortes de poissons, où les enfants peuvent se baigner l'été, et jouer sur ses rochers et sur ses berges; un coin de paradis.
l'Arroux à St Nizier
Voyage-exploration d'un artiste graveur sur l'Arroux en 1866
Philip Gilbert HAMERTON,,
artiste et critique d'art anglais, s'installe en 1863 près d'Autun. Curieux de tout et passionné de navigation, il entreprend en 1866 de descendre l'Arroux jusqu'à la Loire avec un petit canot à pagaie double. Il est le premier à effectuer ce parcours.
La rivière inconnue rapporte les péripéties de son itinéraire nautique. Lorsqu'il est seul à bord, HAMERTON s'enthousiasme pour les paysages que la rivière dévoile au fur et à mesure, pour l¹histoire de la vallée et pour les charmes de cette navigation hasardeuse. À terre, il observe les usages des riverains : les meuniers, les aubergistes, et bien d'autres personnages hauts en couleurs.
Tout au long du trajet, il tient son journal et réalise une série d'eaux-fortes. À chaque occasion, il s'arrête et grave ses plaques de cuivre. Son voyage est celui d'un artiste.
Les deux versions qu'HAMERTON a publiées de son texte sont rassemblées dans ce livre (la première, Un voyage en canot, a été traduite ici par Louis Pillon). Mais, d'une version à l'autre, les anecdotes ne sont pas toujours reprises, ni les descriptions. Ainsi, au fil des lectures, la vallée de l'Arroux se dévoile par petites touches, se remettant à peine d'une inondation catastrophique et juste avant que la guerre de 1870 n'éclate.
Mais La rivière inconnue est aussi un étonnant récit d'aventure lorsqu'il est question de rapides ou de naufrages. Parce qu'HAMERTON est un pionnier du canotage ; toujours il imagine et expérimente dans ce sport balbutiant.
De façon surprenante, ce témoignage unique, merveilleusement éclairé par ses trente-sept gravures, était resté inédit en français.
Hamerton
une représentation unique de l'Arroux vue au XIXe siècle, à Gueugnon.
le même pont maintenant
13:35 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11.09.2007
à croquer...
Pour croquer des noisettes il vous faudra d’abord
S’assurer que leurs arbres croissent alentours !
Il vous faudra ensuite surveiller la croissance
Car certains animaux nous jouent parfois leurs tours
S’assurant d’un hiver paresseux et gourmand
Notre ami l’écureuil prélèvera son dû
S’il vous en reste un peu, vous serez bien heureux !
Et dans une coupelle qui me vient d’Istanbul
J’ai déposé, contente, mon précieux festin
Le reste je le garde, à l’abri des gourmands
Pour faire, quand l’heure viendra, surprise aux bouts de zan ….
Le gâteau de Noël, de Noël ou des Rois,
Pour gâter mes petites, ma foi !
une recette à faire avec les petites mains
Préparation : 2 min
Cuisson : 40 à 45 min
Ingrédients (pour 8 personnes) :
1 tasse = tasse à café
- 5 oeufs
- 1 sachet de sucre vanillé
- 2 tasse de sucre en poudre
- 2 tasse de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 1/2 tasse d'huile
- 1 tasse de cacao en poudre
- 1 tasse d'eau gazeuse
- noisettes en poudre (125 g)
Préparation :
Mélanger tous les ingrédients.
Beurrer et fariner un moule, puis verser la préparation.
Enfourner 45 min à 180°C (thermostat 6). Vérifiez la cuisson, avec la pointe d'un couteau
"C'est moi qui l'ai fait"
* recette et photo gateau de marmiton.org
18:30 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.08.2007
calins mouillés
Longue comme des fils sans fin, la longue pluie
Interminablement, à travers le jour gris,
Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris,
La longue pluie,
La pluie.
Emile Verhaeren
"La pluie" - recueil "Les villages illusoires"
le ciel tombe, au secours, jour et nuit, une averse, un coup de vent, re-averse, re-coup de vent, ciel gris, ciel qui tombe : est-ce l'automne déja là ?
ce cèpe dans le jardin date du début de ce mois.... ma pauv'dam, y'a pu d'saisons !
les chats mouillés rentrent, les benêts, trempés comme la soupe, et viennent se faire caliner !
Oh.... qui saura jamais le délice d'un calin de chat trempé ? la pauvre bête vient, innocente et tranquille, grimpe d'un coup de rein gracieux .... sur le tapis de souris, secoue aimablement une ou même deux pattes.... l'eau arrive sur le PC, son pelage brillant de pluie frémit en attendant le fameux calin : impossible de refuser ! ce serait malséant, inhumain, non-animal même, ce calin, il y a droit !
Je m'exécute, sans grand enthousiasme, le damned chat va alors se coucher sur... mon coussin préféré ! (vous savez, le coussin bleu de Rémo ?).
j'ai deux chats !donc deux cérémonies du calin mouillé ! voyons le protocole :
premier stade
chat attendant son calin
stade deux
chat heureux sur coussin bleu
et maintenant, en live (enfin presque)... mes deux nigauds adorés
Ulysse rentré de voyage...
un clou chasse l'autre : conflit de territoire !
"quoi ? qu'en est-il ? que me reproche-t-on ? "
"hypocrite confrère, je laverai mon honneur des ce soir, sur le pré !"
"je saurais me rappeller votre félonie!"
dites, les matous, et si vous attendiez qu'ils fassent beau !
vous en profiteriez pour faire d'aimables connaissances !
Il pleut. J’entends le bruit égal des eaux ;
le feuillage, humble et que nul vent ne berce ;
Se penche et brille en pleurant sous l’averse.
Le deuil de l’air afflige les oiseaux.
Sully Prudhomme
Poème "La pluie" - recueil "Stances et poèmes"
et moi, après tous mes efforts pour vous raconter cette histoire, (pourtant pas compliquée, enfin !)
je vais me réconforter

avec une tasse de café !
La pluie continue à mouiller le fleuve,
Le ciel pleut sans but, sans que rien l’émeuve.
Jules Laforgues
Poème "La pluie" - recueil "Des fleurs de bonnes volontés"
15:00 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.08.2007
le petit visiteur....
ce matin, en ouvrant mes fenêtres (ah !les fenêtres, là, c'était une za moi !), devinez ce que je vois ?
cette ombre rousse courant parmi les herbes et les feuilles, vous reconnaissez ? la photo n'est guère réussie, je m'en excuse, mais un écureuil, c'est du vif-argent, et moi et mon appareil pas bien réveillés !!
je suis bien émue que cette petite bête ait élue domicile en ce jardin : je l'avais déja entre-aperçue, mais là, elle est venue se promener un bon bout de temps, elle venait sans doute voire si sa réserve de noisettes était mûre sur le noisetier! pas encore, jeune imprudent (les chats ...), pas encore,
une dernière fois la petite queue rousse, un aboiement pas loin, et... disparue !
joie du matin vaut pour toute la journée, je voulais la partager très vite avec vous !
voici un site sympa sur les animaux
http://www.protectiondesoiseaux.be/coppermine/displayimage.php?pos=-221
dont voici une des photos
14:00 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10.08.2007
une journée sans histoire ??
Il était une fois une petite maison tranquille sous un ciel gris nuageux, au creux d'un grand jardin ... on était au mois d'aôut, il devrait y avoir du soleil, mais...
le soleil ne se montrant toujours pas....
le ciel décida de faire un cadeau au jardin.... quel étrange signe, quel joli signal, une plume blanche sur le jardin mouillé;
décidemment, un petit voyage pieds dans l'herbe humide s'imposait...
laissant un chat cocooner dans son fauteuil, et l'autre attendre l'heure de "30 millions d'amis"
je découvris la vie de mon jardin-fouillis, c'est à dire pas tondu à ras, avec sous les arbres des coins secrets pour les enfants ou les hérissons, ou bien l'écureuil du sapin que l'on voit rarement, un tas de bois, ect ect ...
quelques fleurs ont vaillemment survécu aux pluies d'orage,
les hibiscus, heureux, reprenaient vie, par contre,
et puis... j'avais de la compagnie (à part mes lointains voisins et les deux matous!)... dames limaces,
grasses et placides, ont pris possesion des lieux
les escargots, qui dans ces temps de pluie envahissent la terrasse, sont bizarrement absents, seul un petit acrobate se risquait sur les "hautes" herbes !
toc toc toc semble faire cette audacieuse : non madame ! vous resterez dehors et moi, après cette ballade photos et la mise en forme de cette note, je vais m'offrir un bon café et ouvrir un bon bouquin !
une journée sans histoire... comme vous voyez !
15:50 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08.08.2007
la pluie.... suite
Dame la pluie
Que faites-vous dame la pluie
Sur mes carreaux frappant ainsi ?
Le ciel a donc tant de chagrin
Qu'il pleure depuis ce matin
Que faites-vous dame la pluie
Sur mes carreaux frappant ainsi ?
Lavez-vous le joli jardin
La maison, le toit, le chemin ?
Que faites-vous dame la pluie
Sur mes carreaux frappant ainsi
poésie de cp-ce1 de l'école Lakanal
puisque la pluie veut s'installer
sur les jardins et sur les prés
on ne peut que s'incliner
et prendre nos parapluies !
on peut aussi se chapeauter
et partir ainsi paré
à la chasse aux escargots....
et s'réchauffer dans un bistro !
en bord de mer on peut enfin
pêcher crevettes et bigorneaux
rentrant vous n'aurez plus faim !
la pluie n'est pas que soucis
car elle est source de vie
13:40 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.08.2007
jour de pluie
Il pleut. J’entends le bruit égal des eaux ;
le feuillage, humble et que nul vent ne berce ;
Se penche et brille en pleurant sous l’averse.
Le deuil de l’air afflige les oiseaux.
........
Sully Prudhomme
Poème "La pluie" - recueil "Stances et poèmes"
...........
La bourbe monte et trouble la fontaine,
Et le sentier montre à nu ses cailloux.
Le sable fume, embaume et devient roux.
L'onde à grands flots le sillonne et l'entraîne.
Tout l'horizon n'est qu'un blême rideau.
La vitre teinte et ruisselle de gouttes ;
Sur le pavé sonore et bleu des routes
Il saute et luit des étincelles d'eau.
Le long d'un mur, un chien morne à leur piste,
Trottent, mouillés, de grands boeufs en retard,
La terre est boue, et le ciel est brouillard,
L'homme s'ennuie : oh! que la pluie est triste!
Sully-Prudhomme
J'ai rencontré trois escargots
Qui s'en allaient cartable au dos
Et dans le pré trois limaçons
Qui disaient par cœur leur leçon.
Puis dans un champ, quatre lézards
Qui écrivaient un long devoir.
Où peut se trouver leur école ?
Au milieu des avoines folles ?
Et leur maître est-il ce corbeau
Que je vois dessiner là-haut
De belles lettres au tableau ?
Maurice Carême
c'est fini !
le ciel ne pleure plus mais on dirait qu'il boude,
les herbes frissonnent,
les arbres s'ébrouent,
et les chats s'endorment;
c'est l'automne au mois d'aôut !
l
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