13.04.2008
il pleut sur le jardin
Il pleut sur le jardin,
Et les arbres incertains
Accueillent des oiseaux
Un peu tristes, un peu sots...
Les si petites fleurs,
Aux fragiles senteurs,
frissonnent sous la bise,
Amèrement surprises.
Les bourgeons des pommiers
Voulaient bien s'élancer,
Mais les larmes d'argent
Retiennent leurs élans.
Et les chats curieux,
Enfermés et furieux,
S'évadent, rôdeurs habiles,
Vers quelque proix facile.
Il pleut sur le jardin,
Et les arbres incertains
s'interrogent entre eux :
"que veulent donc les cieux ?"
BG-08
18:55 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
13.03.2008
le vent dans les voiles
Sur la mer de mes collines
Le grand vent trace sa route,
Jusque dans les branches fines
Geint et hurle sa déroute.
Le soleil n’a pas suivi
Ce chemin capricieux
Seuls quelques buissons fleuris
Sont fiers, audacieux !
Les quelques branches à terre
N’ont pas fait peur aux oiseaux,
Défiant ce ciel d’hiver,
Et les chats restés au chaud.
Elles pépient, mes mésanges,
Et roucoulent les colombes,
Harmonie digne des anges,
Petit concert ….
BG. 12 mars 08
17:10 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.01.2008
un monde givré
Brrrrrr ce matin, l'hiver revient en force, 0° à midi encore ;
je ne résiste pas à prendre qq photos et vous les livre dans l'album ci-joint !
j'écoute les infos : il me semble être très loin des méfaits des traders de la SG, des massacres du Kenya, du ghetto palestinien de Gaza ect... être ainsi enrubannée de gaze blanche anesthésie-t-elle mes rébellions ?
non, certes pas, je me dis que c'est une chance de n'avoir jamais vécu de telles horreurs, de n'être privée ni de pain, ni de paix; l'histoire de la banque et des 5 millards d'envolés (de volés) me parait d'autant plus scandaleux : gaspillage éhonté de nos richesses, alors que tant est à faire....
la blancheur du paysage, l'atmosphère cocoon, rend encore plus vif le sentiment d'un monde de fous ! mes "privilèges" me sautent fort au coeur et pourtant... ma maison est bien modeste, et le reste itou.
allons, la campagne est belle, comment peut-on imaginer....
Pensée nocturne, de Li Po.
(poète chinois)
Devant mon lit clarté lunaire
Est-ce du givre couvrant la terre ?
Tête levée je vois la lune ;
Yeux baissés songe au sol natal.
13:10 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.11.2007
la cantine....
juste une petite note; on the live, in live, en direct de St Nizier....
la brume a envahi ce matin le paysage, un soleil souffreteux réussit à éclaircir peu à peu la campagne, mais bbrrrrrrrr quel froid ! 1° à midi !
ce qui n'empêche pas mes deux "garçons" de faire preuce d' un bel appétit
la cohabitation au restaurant est rare....
petite mésange curieuse : de quoi j'me mêle ? (mésange charbonnière)
le rouge gorge est bien moins "culotté"
il est temps de remplir les mangeoires....
cet après midi, le ciel est bien dégagé, les chats dorment sur coussins et couettes diveres, au chaud "de chez au chaud", et revoilou les oiseaux
palombes sur le transformateur qui dessert la maison (coquet !!!)
vif et farouche, moineau friquet je crois, malgré un dessus de tête un peu trop foncée... à vérifier :
la journée file ... fini le ciel bleu, nous courons vers la nuit : dans trois quart d'heure, elle aura envahi le jardin et englouti la maison.
le dîner cuit doucement, la tarte aux pommes embaume la pièce, je suis parée pour la soirée : un bon livre : Karl Marx ou l'esprit du monde, de J. Attali : excellent!, un autre sur les oiseaux : le moineau friquet, tss, faut voire !
les oiseaux font leurs derniers petits tours dans les arbres et sur le rebord des fenêtres : les chats impuissants (préfèrent rester au chaud) claquent des dents douloureusement en les guettant.
et bien dites moi, il ne se passe pas grand chose le dimanche à St Nizier .... ? vous croyez !
bonsoir !
12:50 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
17.11.2007
le jardin , 17 novembre
froid soleil de novembre
tu ne nous fais pas grâce,
et si, beau, tu te fais ambre,
nous grelottons devant ta face !
le jardin flottant dans la brume des feux
n'est pourtant pas dépourvu de parures,
et la rose dernière vient s'offrir à mes yeux
glacial joyau de la nature
la maison tremble dans l' ombre et la lumière,
petite et tapie au fond du jardin creux,
derrière les grands arbres, noirs et amers,
elle me dit de venir se chauffer à son feu.
là où par beau temps je buvais un café,
me laissant bercer par la douceur des lieux,
grelottante j'admire néanmoins la beauté
des rousses et pâles feuilles sur le sol jonchées.
jardin comme je t'aime par toutes les saisons,
celles qui brillent, celles où il n'est nul paraître,
celles dont les fleurs est l'unique oraison
celles où le gel fait fleurir les fenêtres.
les grands sapins sont là, guettant patiemment
le jour où la neige pèsera sur leurs branches,
où les mains des enfants, petits lutins charmants,
rougiront construisant le blanc bonhomme sans manches !
BG le 17/11/07
j'ai pris toutes ces photos vers 16h tout à l'heure; maintenant la nuit est arrivée, seuls sont visibles, ça et là, les fenêtres allumées des maisons alentours;
sur la colline qui fait face, une ferme se découpe, noire sur le ciel bleu nuit, avec deux ou trois fenêtres allumées;
c'est féérique;
voilà ! je ferme mes voets, je monte le chauffage, je pense au dîner, et je vous dis bonsoir !
17:05 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
28.09.2007
mets tes hauts
tes hauts et tes bottes ;
car depuis 3 jours : il pleut il mouille, c'st la fête aux limaçons ! désolée, je n'ai pas de grenouille...
au milieu de cette pluie (la marée haute, je dirais en Bretagne,
je découvre, petite inconsciente, ou alors elle aime les folies SM en solitaire, allez savoir !
une rose .... seule rose dans le jardin : rescapée, désespérée, innocente ?
ça fait du bien au moral... avec le pot au feu de ce soir !
pot au feu à la joue de boeuf ! mon régal.
bonne soirée à vous !
19:30 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
26.09.2007
de la pomme ect... ect...
l'automne s'installe pour de bon, et s'il réjouit les yeux, il régale mon estomac !
les pommes sont abondantes, pas "calibrées" mais belles et bonnes
j'en déguste quotidiennement : en tarte, en compote, et ce soir, au four !
demain, un gateau ?
j'ai le choix des ingrédients !!! quand les écureuils ne passent pas avant moi !
recette de crumble aux pommes
Préparation : 15 mn
Cuisson : 30 mn
Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 6 jolies pommes (ne pas hésiter à mélanger les variétés : choisir par exemple 1 Pink Lady, 2 Fuji, 2 canada et 1 Red Chief) (moi, c'est la variété Pommes du Jardin)
- 150 g de farine
- 150 g de cassonade
- 1 sachet de sucre vanillé
- 60 g de beurre + un chouïa pour la poêle
- 1 pincée de cannelle
- 1 pincée de sel
- le jus pressé d'une orange
- beaucoup d'amour
Préparation :
Peler les pommes et les couper en gros dés.
Faire caraméliser les cubes de pommes dans une poêle avec un chouïa de beurre et un sachet de sucre vanillé, y rajouter le jus d'orange et la pincée de cannelle et laisser réduire quelques instants.
Dans un bol, travailler avec les doigts la farine, le beurre froid préalablement coupé en morceaux, le sucre et la pincée de sel, de façon à obtenir une semoule grossière. (moi j'ajoute un peu de noix broyées ou de noisettes itoo revenues dan une poèle (c'est quoi une pouaile ?)avec sucre et canelle :(revoire les dosages, mais l'impro est facile)
Dans un plat allant au four, disposer les pommes puis les recouvrir de la pâte à crumble. Parsemer sur le dessus des minuscules copeaux de beurre çà et là....
Laisser cuire 10-15 mn jusqu'à ce que le crumble soit doré.
Déguster en se léchant les babines. (recette marmiton.com)
j'ai dit "aux pommes" le crumble, pas "au chat", file ....
17:00 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
11.09.2007
l'automne, encore, toujours....
tout petit escargot :
cherche-t-il un abri ?
il sera bien déçu
car dans peu de temps
lla fleur aura péri !
élégante silhouette rousse
à courir qui donc te pousse ,
de provisions ton nid se remplit
il fera bon, cet hiver, dans ton abri.
Rêves d'Automne - (Alphonse de Lamartine)
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !


Colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent
Colchiques dans les prés c'est la fin de l'été
La feuille d'automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant.
Chataignes dans les bois, se fendent, se fendent,
Chataignes dans les bois, se fendent sous nos pas
La feuille d'automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant
Nuages dans le ciel, s'étirent, s'étirent
Nuages dans le ciel s'étirent comme une aile
La feuille d'automne emportée par le vent
En ronde monotone, tombe en tourbillonnant
Et ce chant dans mon coeur, murmure, murmure
Et ce chant dans mon coeur appelle le bonheur
(pour Framboisine)
12:45 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.09.2007
chants d'automne
Je voulais illustrer ces poésies, mais je ne puis envoyer mes photos... comment faire ? est-ce l'automne de mon blog ? j'ai envoyé un post à notre temps, qui doit me répondre sous peu!
je vous offre néanmoins ces textes, connus et moins connus !
Automne malade -
(Guillaume Apollinaire)
Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé dans les vergers
Pauvre automne ! Meures en blancheur
Et en richesse de neige et fruits mûrs.
Aux lisières lointaines, les cerfs ont bramé
Et que j'aime ô saison, que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant, sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles qu'on foule,
Un train qui roule
La vie s'écoule...
(Alcools)
L'automne
Quand s'annonce l'automne
La marmotte marmonne
Rentre dans sa maison
Et dit : "C'est la saison
Où mon lit a du bon
Dormons."
Et elle attend le temps
Du soleil, le printemps
En dormant.
Georges Jean
école Montchamp - Caen
Chant d'Automne
(Charles Baudelaire)
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe
Tout l'hiver va entrer dans mon être : colère
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
J'aime de vos longs cheveux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.
Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! Soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur soyez la douce éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.
Courte tâche ! La tombe attend, elle est avide !
Ah ! laissez-moi mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !
(Les Fleurs du mal)
Petite pomme
La petite pomme s'ennuie
De n'être pas encor cueillie.
Les grosses pommes sont parties.
Petite pomme est sans amie.
Comme il fait froid dans cet automne,
Les jours sont courts, il va pleuvoir.
Comme on a peur au verger noir
Quand on est seule et qu'on est pomme.
Je n'en peux plus, viens me cueillir,
Tu viens me cueillir, Isabelle.
Ah! Que c'est triste de vieillir
Quand on est pomme et qu'on est belle!
Prends-moi doucement dans ta main
Laisse-moi me ratatiner
Bien au chaud sur ta cheminée
Et tu me mangeras demain.
Géo NORGE
mon coin de Bourgogne vit ce jour un automne magnifique
17:02 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.08.2007
C' dans l'air
vacances pluvieuses, rentrée grincheuses (C' dans l'air du 22-07 sur la 5)
purpledoll.hautetfort.com/les_mots_des_autres/
Jamais content !
Tout a commencé par un beau ciel d’été
Venu trop tôt dit-on, ce n’est pas la saison.
Hommes jamais content cesse de maugréer,
Jouis de l’instant présent, ne sois pas si bougon !
Puis l’été est venu, enfin nous le croyions,
Car la pluie et le vent viennent de se liguer…
Annonçant un beau jour « la loi, nous décrétons » !
Les oiseaux stupéfaits répètent au jardinier
L’impensable nouvelle : nous serons sans été !
Il nous faut dès demain mûrir les potirons ;
Déjà dans les moulins les sacs à grains de blé
Comment à maudire les fruits du châtaignier.
A-t-on au mois d’août jamais vu des marrons
Disputer leur place aux fruits des grands vergers ?
Et voila que bientôt, sans faire plus de façon
Poussent des champignons, la joie des limaçons !
Il est plaisant de voire que dans nos grands pays,
Aux pleurs des jours sans pluie, viennent leur succéder
Lee pleurs des jours où nous devons sortir les bottes !
Cela n’est pas bien grave,bientôt nous partirons,
La planète en folie,
Vers quelques horizons…Martiens, on nous l’a dit !
bG
août 07
sol d'été : que nenni ! ce matin, dans le jardin !
bon soir de l'écureuil !
17:45 Publié dans saisons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note












